Le contrat de prostitution : la loi en parle

En France, un travailleur du sexe est un prestataire de services comme un autre. La prostitution étant associée à un service qu’une personne loue. Et contrairement au proxénétisme, ce statut jouit d’une certaine protection. Qu’il soit tacite ou exprès, il est évident qu’un contrat se forme dès que les deux parties sont d’accord.

Base juridique et définition 

La prostitution relève du droit civil. Le Code pénal n’est donc pas nécessaire lorsque tout se fait dans les règles, même lors d’une relation tarifée. Mais le juge peut apprécier une affaire selon les cas. Pour ainsi dire que cette activité n’est nullement interdite même si aucun texte n’en donne une définition précise. Sachez toutefois que tout attouchement ou contact physique ayant pour but de satisfaire un besoin sexuel est considéré comme un acte de prostitution dès qu’il y a rémunération. Voilà pourquoi le terme « travail du sexe » devient plus approprié.

Les limites : une règle de droit presque silencieuse

Aucun texte de loi n’attribue un caractère illicite à la prostitution. Mais aucun autre texte ne lui confère une existence légale. L’absence de définition légale en est la preuve. Ce sont les jurisprudences qui remplissent le vide, là où le législatif reste silencieux. Il existe pourtant des règles de droit :

  • Aucune interdiction de pratiquer cette profession n’est autorisée ;
  • Le proxénétisme n’est pas de la prostitution et est puni d’une peine d’emprisonnement ;
  • Le racolage est interdit, qu’il soit passif ou actif ;
  • Aucun mineur ni aucune personne vulnérable ne peut se prostituer ;
  • Le consentement des deux parties est obligatoire.

L’accord : est-ce qu’il en existe ?

Oui, il existe bel et bien un contrat entre le/la prostituée et son client. Le caractère vénal et l’existence de tarification font que l’accord devient un contrat de prestation de services. Et ce, même s’il n’est pas écrit et même si aucune signature n’a lieu. Il n’entraîne pas non plus de lien de subordination. Le fait qu’un individu accoste, de quelque manière que ce soit, un travailleur du sexe, lui demande ses faveurs et que ce dernier accepte traduit déjà l’existence d’une mini convention.

Et les bonnes mœurs ?

On parlera plutôt de dignité humaine puisque le corps n’a pas de valeur marchande réelle. Même s’il vend son corps, il ne se vend pas pour autant. Raison pour laquelle cette activité n’est pas considérée comme une faveur, mais comme un vrai travail. Elle serait une transaction presque banale. Seulement, la loi ne prévoit pas de protection totale contre les risques parce que le prostitué n’est pas justiciable. Ce qui signifie qu’il ne peut demander réparation dans le cas où son client refuse de payer. Encore un autre point qu’il faudrait discuter au parlement.

Qu’en est-il de la couverture médicale des travailleurs du sexe ?

Assurer une couverture médicale complète aux professionnels du sexe français était une tâche ardue, mais l’Union pour les professionnels du sexe (STRASS), un syndicat des professionnels du sexe masculin, féminin et transgenre a remporté la lutte. Des mesures sont déjà prises pour protéger les prostituées contre les diverses violences, la traite des êtres humains et toute forme d’exploitation illégale surtout envers les mineurs, cependant qu’en est-il du droit des prostituées aux soins de santé ?

Une couverture de santé minimale pour les prostituées en France avant l’année 2017

Le syndicat français, qui existe depuis 2009, demande sans relâche aux mutuelles de santé prendre en compte la couverture de santé complète pour les travailleurs du sexe, les prostituées et de discuter du statut des professionnelles du sexe. Contrairement à la croyance populaire, la France ne garantit à ses citoyens et résidents légaux qu’une couverture santé de base avant l’année 2017. Pour prétendre à une couverture complète, il faut demander une assurance maladie complémentaire par le biais de son organisation du travail, de l’université ou du bureau de chômage local. Le problème sous-jacent des professionnelles du sexe est que la prostitution est devenue illégale en France en 1960 (la France est signataire de la Convention pour la répression de la traite des personnes), ce qui signifie que les professionnelles du sexe ne peuvent pas demander une couverture médicale complète durant des années.

Les prostituées et travailleurs du sexe bénéficient d’une mutuelle de santé en 2017

Le STRASS a annoncé la mise en place d’une mutuelle santé et de prévoyance sociale pour les prostituées. Une mesure bien placée grâce au partenariat avec la Mutuelle de Prévoyance interprofessionnelle. Avant, les prostituées ne disposent pas de couverture sociale légale et de couverture de santé complète comme les salariés en France. Les frais découlant d’une maladie sont à leur propre charge ainsi que les conséquences d’un arrêt de travail. Le STRASS a réussi de créer sa propre mutuelle santé et prévoyance. Cette mutuelle prend en charge :

  • Le remboursement des frais médicaux
  • Le remboursement des frais liés à une incapacité de travail

Prévention, information et éducation sanitaire contre le VIH Sida

Les prostituées sont parmi les personnes vulnérables face à la maladie du VIH Sida. L’État français a mis en place un plan de prévention du VIH pour les prostituées comme l’organisation et la coordination des offres de prévention de divers acteurs au niveau régional. Ce plan consiste à sensibiliser les acteurs sociaux, de la santé, sociaux et juridiques en contact avec les prostituées concernant les mesures à prendre pour la prévention du VIH. L’État a pensé aussi à l’adaptation des mesures préventives aux nouvelles formes de prostitution ainsi que la prévention de la transmission du VIH et d’autres maladies sexuellement transmissibles aux clients des prostituées.

Comment les législateurs abordent la pratique de la prostitution ?

Les lois sur la prostitution et la mesure dans laquelle elles protègent les femmes et leur donnent accès à des avantages tels que les soins de santé varient considérablement d’un pays à l’autre. Les experts disent que dans les pays pauvres, les mesures anti-prostitution sont souvent militarisées pour punir les travailleuses du sexe qui contrôlent leur propre corps. De plus, ces lois ne sont pas toujours efficaces pour arrêter la propagation des maladies, la traite des êtres humains ou la violence contre les femmes. La profession la plus ancienne du monde est soumise à des lois complètement différentes dans différentes parties du monde, et la situation en Europe est particulièrement compliquée. Il existe essentiellement plusieurs façons différentes dont les législateurs européens abordent la prostitution.

La prostitution en Allemagne

Tout d’abord, les personnes qui souhaitent se livrer à ce genre d’activité doivent s’enregistrer auprès des autorités locales. Elles doivent obligatoirement passer une visite médicale dans un centre public de santé. Pour ouvrir une maison de prostitution, il faut un permis d’ouverture et une preuve des conditions maximales de sécurité et d’hygiène. La prostitution en Allemagne est caractérisée par plusieurs formes :

  • Le modèle du laissez-faire en prostitution qui n’interdit pas la prostitution.
  • Les prostituées opèrent en dehors du cadre juridique et ne paient généralement pas d’impôts.
  • Les bordels, le proxénétisme et d’autres formes d’exploitation d’autrui sont interdits, car il n’y a aucun moyen d’employer légalement une prostituée, mais les bordels sont généralement tolérés.

La prostitution en France

En France, la prostitution n’est pas illégale ; pourtant d’autres pratiques liées à la prostitution comme le proxénétisme est réprimé par la loi. La France a introduit de nouvelles lois sur la prostitution, rendant légale cette activité, mais les activités autour d’elle comme les bordels et le proxénétisme ont été rendus illégaux. Le gouvernement français estime que 90% des 20 000 à 40 000 professionnelles du sexe du pays sont victimes des réseaux nigérians, chinois et roumains de traite sexuelle. Dans le cadre de ces nouvelles mesures, le gouvernement français mettra également en place un programme pour aider les prostituées à quitter l’industrie.

La prostitution Nordique

En Suède, l’État interdit une personne de payer pour des rapports sexuels, mais applique des politiques de laissez-faire aux prostituées elles-mêmes. L’achat de services sexuels et le proxénétisme sont criminalisés. On considère cela comme de la criminalisation asymétrique. En appliquant ce modèle de prostitution nordique, la prostitution de rue a diminué de moitié. Les traites à des fins d’exploitation sexuelle dans le pays nordique ont diminué en adoptant la criminalisation de l’achat d’actes sexuels. Les femmes victimes de traites sont prises en charge rapidement et reçoivent un soutien et des ressources pour celles qui souhaitent arrêter de se prostituer et quitter l’industrie de sexe.

La prostitution en France

En France, la prostitution est considérée comme une activité libre et tout à fait légale et cela depuis la permutation en droit français de la convention des Nations Unies se rapportant à loi relative à la prostitution l’année 2016. La prostitution n’est alors ni interdite ni sévèrement contrôlée. Par conséquent, même si la prostitution n’est pas réprimée, il existe des nombreuses sanctions qui sanctionnent certaines formes de prostitution comme le proxénétisme et l’exhibition sexuelle.

Certaines activités environnantes de la prostitution qui sont illégales

La prostitution est définie d’une manière large comme un échange d’actes sexuels contre de l’argent. Il est devenu légal en France depuis l’année 2016, mais plusieurs activités environnantes étaient illégales, comme l’exploitation d’une maison close, le proxénétisme et la relation sexuelle avec une personne moins de 18 ans. L’âge du consentement aux relations sexuelles est de 15 ans. Des sanctions sévères sont mises en place pour sanctionner certaines activités environnantes de la prostitution :

  • Le 6 avril 2016, l’Assemblée nationale française a voté pour sanctionner les clients des prostituées d’une amende de 1500 €.
  • Une prostituée qui se livre à l’exhibition sexuelle sera punie d’une amende et peut se rendre coupable du délit d’exhibition sexuelle. Trois éléments doivent exister selon l’article 222-32 du Code de pénal pour qualifier un acte comme exhibition sexuelle. Premièrement l’acte a été commis en public, le comportement a offensé volontairement ou par négligence la pudeur publique. Le coupable est sanctionné à une peine de 1 an d’emprisonnement avec une amende de 15 000 €.
  • Un client qui se prostitue avec un/une mineure ou un individu qui se trouve dans un état de vulnérabilité encourt une peine beaucoup plus lourde, 7 ans d’emprisonnement et une amende de 100 000 €.

Qu’en est-il de la prostitution sur Internet ?

La prostitution sur Internet est devenue un business très répandu et en plein boom difficile à gérer par l’État. Les sites de petites annonces et les réseaux sociaux deviennent un canal favorisé de la prostitution, même si les pouvoirs publics essaient de trouver une meilleure solution. Une prostitution de la rue à la toile, l’argent facile obtenu sur la prostitution de la rue est encore plus facile à gagner sur le web selon les professionnels de ce métier. Les prostitués louent des appartements sur Airbnb pour recevoir ses clients. Une forme de prostitution discrète, l’article 225-5 du Code pénal sanctionne toutes les formes de proxénétisme qui est le fait d’assister, de protéger et d’offrir son aide pour en tirer profit de la prostitution d’autrui. Jusqu’ici, les mesures à prendre concernant la prostitution sur le Net restent très théoriques.

Le prohibitionnisme est une prostitution illégale

Le néo-abolitionnisme considère la prostitution comme une violence contre les femmes, et donc les clients et les proxénètes sont poursuivis, pas la prostituée. L’abolitionnisme considère la prostitution comme légale; cependant, l’exploitation de bordels et le proxénétisme sont interdits. La légalisation de la prostitution autorise la prostitution et l’emploi de prostituées, mais dans un cadre réglementé.

Prostitution masculine : une pratique dans l’ombre qui existe bel et bien

Ce n’est pas un sujet qui capte beaucoup l’attention. Ou bien il fait partie des sujets encore tabou ? En tout cas, la prostitution masculine existe même si elle n’est pas trop mise en évidente. Tout comme la prostitution féminine, celle-ci est interdite par la loi, car classé en tant que service sexuel.

La clientèle des prostitués masculins

Femmes, hommes, transsexuels… cela dépend généralement de l’homme prostitué. Certains n’acceptent que les femmes. Ils sont souvent des hétérosexuels qui veulent se faire de l’argent facilement pour joindre les deux bouts ou simplement pour des envies à assouvir. D’autres ont une clientèle masculine. Ce sont des prostitués homosexuels qui n’acceptent pas les services d’une femme.

Il y a aussi ceux qui n’ont pas de filtres quant à la nature sexuelle de leur client. Comme chez les femmes, les hommes qui pratiquent ce métier n’ont ni classe d’âge ni classe sociale définie. Il n’est pas dans l’habitude de parler de cette pratique. Lorsqu’on parle de prostitution, on pense souvent qu’il n’y a que des femmes. Certains hommes font du gigolo, mais il existe aussi des hommes qui se prostituent dans le sens propre du terme.

Une pratique très rentable surtout pour les jeunes

Pour les hommes dont la clientèle est essentiellement des femmes, la prostitution est de l’argent facile et très rentable. Ce sont les jeunes qui profitent le plus de cette opportunité. Leurs clientes sont surtout des femmes mûres dans la cinquantaine qui cherchent la compagnie coquine de jeunes hommes. Ces femmes payent bien, car elles sont souvent des mères de famille et mariées.

Des documentaires montrent que ces jeunes prostitués ont en moyenne moins de 25 ans, sont en couple et mènent une double vie. Ils se prostituent ou plutôt, ils sont des gigolos par choix pour subvenir aux besoins quotidiens et aussi pour être au top de la tendance pour les coquets. Pour ceux dont les clients sont des hommes et des transsexuels, le tarif reste vague, mais beaucoup pensent que c’est plus cher que la prostitution féminine.

Et la loi, qu’en dit-elle ?

La prostitution chez les hommes est à peu près la même que chez les femmes. Il y a les escort boy, les escort gay et les gigolos qui sont dans la catégorie des hauts de gamme. Leur tarif peut aller jusqu’à 500€ la soirée. Le proxénétisme est puni par la loi que ce soit pour le travailleur ou pour celle qui en tire profit. L’exhibition sexuelle vaut un an d’emprisonnement avec une amende si celle-ci est pratiquée à la vue d’autrui. La loi a interdit le racolage même si celui-ci est passif, mais a été abrogé depuis quelque temps et donné place à la poursuite des clients. L’achat d’acte sexuel est interdit pas le code pénal.

Prostitution d’Escort en territoire helvète

En Suisse, les Escort sont nombreuses et ne sont pas inquiétées par la loi. Ce pays où la libéralisation est le maître mot à depuis plus d’un siècle, est le seul pays d’Europe qui autorise les adolescentes de 16 ans à se prostituer. Mais qu’en est-il de la règlementation de la profession d’Escort en Suisse ?

Principe

On appelle profession d’Escort l’activité de prostitution qui s’exerce en déplacement, à la demande du client, de façon directe ou en passant par l’intermédiaire d’une agence d’Escort. On considère comme agence d’Escort une entreprise ou une personne qui, moyennant paiement, organise des entrevues entre des Escort et des clients potentiels, dans le but de conclure une « affaire ». Toute personne travaillant dans une agence d’Escort (exploitant) doit préalablement se déclarer par voie écrite aux Autorités compétentes, tout en précisant les identités et les nombres de prostituées qui passent par son agence. Cette liste doit être mise à jour dès qu’un changement de personnel s’effectue au sein de l’agence.

Les conditions personnelles nécessaires pour la personne responsable

La personne responsable d’une agence d’Escort doit obligatoirement satisfaire certaines conditions. Avant tout, il faut qu’elle soit de nationalité suisse, à défaut de quoi elle devra être en possession de l’autorisation requise pour pouvoir exercer une activité indépendante en Suisse. Cette personne doit également avoir l’exercice de ses droits civils, et être un modèle d’honneur et de solvabilité en ce qui concerne le secteur d’activité qu’elle a choisi. Un préavis favorable de la part du département de l’aménagement, du logement et de l’énergie attestant la conformité des locaux utilisés doit être possédé par ladite personne.

Obligations de la personne responsable

Naturellement, il existe certaines obligations que la personne responsable de l’agence doit respecter. Elle doit, entre autres, tenir un dossier relatant plusieurs informations sur l’agence et les Escort qui passent par l’intermédiaire de cette agence. Ces informations portent sur les prestations fournies ; les montants ; les dates d’arrivée et de départ des Escort ; le type d’autorisation de séjour et/ou de travail ; etc. La personne responsable doit également s’assurer que son agence et ses Escort n’enfreignent pas la loi sur la prostitution en Suisse. Il est primordial pour les Escort de respecter la pudeur publique ; sa tranquillité et sa santé ; ainsi que la sécurité publique. Il parait donc nécessaire et pertinent pour le gérant de bien connaitre ses droits et ses obligations en faisant contrôler ceci par un avocat Suisse spécialisé.

La prostitution et la profession d’Escort sont légales et règlementées en Suisse. Mais ce n’est pas toujours le cas en Europe.

Prostitution, violence envers les femmes

Victimes ou travailleuses, les prostituées sont toujours exposées à des violences. Elles se manifestent dès qu’on oblige une femme à se prostituer jusqu’aux pratiques sexuelles le plus violentes. Dans tous les cas, la violence est très ressentie dans ce métier. Certes, cette violence peut concerner les hommes qui se prostituent, toutefois, les exceptions confirment les règles.

Pour la prostituée qui travaille pour le compte d’une personne, le métier est une obligation. Ces personnes sont souvent victimes de menaces, de violences verbales et/ou physiques dès leur embauche. En effet, les proxénètes prennent des jeunes filles en otage avant de les envoyer sur le marché. Même à leur paiement, elles subissent des maltraitances infligées par leurs employeurs.

En plus d’être soumises à des employeurs irrespectueux, les prostituées sont aussi obligées de subir la brutalité, le déchainement et la furie des clients. En effet, en tant que professionnelles, les prostituées ne peuvent pas prétendre avoir des clients qui veuillent les ménager, tant par la parole que par les gestes et par l’acte sexuel. C’est pourquoi la violence subie par les prostituées qui ne travaillent pas pour leur propre compte est amplifiée.

Le regard de la société

La violence engendrée par le jugement de la société est aussi une forme de maltraitance à laquelle les prostituées sont soumises. Le regard de la société est sans doute la goutte d’eau qui fait sombrer ces femmes dans la perdition totale de la vie de débauche. Actuellement, avec la révolution de la prostitution, le métier est vulgarisé, en étant présent partout, sous diverses formes. Peut-être est-ce soulageant pour ces travailleurs de sexe. En effet, elles peuvent cacher leur véritable métier pour obtenir ainsi le respect de la société. Dès fois, leurs vies ont tellement changé du pire au meilleur qu’elles aient obtenu une certaine fierté, et ce malgré le regard de la société. Bref, c’est peut-être le seul bon point de la professionnalisation du métier : les femmes parviennent à supporter le jugement de la société.

La violence que subissent les prostituées n’est pas seulement morale, physique et sexuelle, mais aussi médicale. La santé des travailleurs de sexe est mise en jeu par toute sorte de stupéfiants qu’elles prennent. Étant un métier difficile à exercer, les prostituées ont besoin d’alcool, de drogue… pour les stimuler. En plus, la brutalité ou l’animosité des clients lors des actes sexuels font que des organes majeurs en soient affectés. C’est d’ailleurs le cas des déchirures vaginales, des différentes maladies touchant l’appareil ou les organes reproducteurs. Des ex-prostituées se plaignent souvent de stérilité.

Bref, « la prostitution est la forme ultime de violence envers les femmes ».

La prostitution, un véritable métier

Si métier signifie une activité légale permettant à un ou plusieurs individus de subvenir à leur besoin par le fait de toucher une rémunération en échange d’un travail bien déterminé qu’il ou ils fournissent. Pouvons-nous dire autant de la prostitution ? Devons nous la catégoriser comme une activité commerciale, sociale, médicale ou sportive ? En tout cas, de nos jours, la prostitution constitue un véritable réseau.

Forcée ou consentante, une prostituée est actuellement une travailleuse à part entière. Qu’elle exerce cette activité pour son propre compte, pour le compte d’une personne ou pour le compte de la boîte qu’elle représente, une prostituée peut travailler de jour comme de nuit, à mi-temps ou à plein temps, de façon occasionnelle ou contractuelle. Elle perçoit sa paie après chaque prestation, tous les jours, à chaque fin de semaine ou à chaque fin de mois moyennant des primes de quantité, de qualité ou de fidélité et assiduités. Pour accomplir son travail, une prostituée reçoit des avantages (habits, coiffure, maquillage, drogue…), des indemnités (déplacements, communication…) ou même des frais de représentation en fonction de la demande.

L’avènement des maisons clauses a fait de la prostitution un véritable métier. En effet, dans ces maisons clauses, les clients vont et viennent pour se relaxer et se détendre (par des massages, des spas, des remises en forme…) mais à des fins sexuelles. Des investisseurs s’engagent à fournir à des personnes, très susceptibles de se prostituer, un local, de l’immobilier (comptoir, lits, placards, canapés…) les équipements destinés aux activités officielles, les fournitures et matériels nécessaires pour les fins sexuelles.

L’univers de la mode et de l’internet est aussi des facteurs majeurs dans l’évolution de la prostitution. Ce cas concerne souvent les jeunes qui n’ont pas encore les moyens financiers pour suivre la mode. Aussi, pour avoir les vêtements, les chaussures, les sacs, les bijoux… de leur rêve, elles se lancent dans le moyen le plus facile de gagner de l’argent. Le cas du Bizi à Abidjan le confirme. Des jeunes filles de 16 à 25 ans se regroupent et forment un groupe. Le plus inquiétant dans cette situation est le fait que ces filles ne reculent devant rien pour des pratiques sexuelles folles. Les VIP sont leurs principaux clients et pour cela elles doivent s’habiller et paraître comme telles.

Avec ces activités, les prostituées peuvent partir de chez eux le matin comme tout le monde et rentrer le soir après avoir travaillé. Le plus, peut-être, pour ces filles est celui d’exercer « un travail plaisant où elles sont toujours complimentées et chouchoutées ».

Les quartiers où trouver les prostituées parisiennes

Certains quartiers sont plus connus que d’autres, les clients savent donc s’il faut se rendre à proximité du bois de Boulogne ou s’ils doivent se focaliser sur la gare Saint-Lazare. Avec les quartiers où travaillent les prostituées à Paris, les clients ne perdent pas de précieuses minutes à chercher puisque les adresses sont plus faciles à repérer.

  • Les prostituées ont l’habitude de travailler à proximité de Paris, elles ont donc réussi à s’adapter à la pénalisation des clients.
  • Vous pourrez les retrouver du côté de la gare du Nord et au Boulevard Barbès.
  • La rue de la Gaité et Montparnasse sont également deux zones très connues.
  • Les gares restent des zones privilégiées, vous pouvez donc vous rendre à la gare de Lyon.
  • Dans la capitale française, il y a également des rues à envisager si vous ne souhaitez pas vous perdre en dehors de Paris.
  • Il est conseillé de se rendre à la rue Saint-Denis et à Pigalle puisqu’il est le quartier renommé de la capitale.

Il n’y a pas forcément des jours et des heures à privilégier puisque les prostituées sont constamment présentes dans Paris et dans les environs, il faut toutefois s’y rendre le soir pour être un peu plus tranquille.

Réduction des viols par la prostitution

Si le viol a longtemps existé et persiste, c’est parce que les besoins sexuels des gens deviennent de plus en plus violents et de plus en plus malsains.

Les hommes accusent les femmes d’êtres les éléments provocateurs du viol. Ils entendent dire par là que les femmes, par leur manière de s’habiller et/ou de parler, lancent un appel au viol. Ils s’excusent en accusant les femmes d’être les sources aux actes de viol. Si pour eux, le terme viol signifie relation sexuelle que l’on impose à une personne sans avoir obtenu son consentement, on ne peut certainement pas parler de viol si l’incitation revient à la personne sur laquelle on abuse.

Quant aux femmes, elles se déclarent toujours comme victimes dans une situation de viol. Toutefois, il a été prouvé que les femmes sont difficiles à satisfaire et qu’elles cherchent par tous les moyens des partenaires susceptibles d’assouvir leurs besoins. Pour qu’une femme puisse atteindre l’orgasme, il faut que le rapport sexuel soit plus poussé vers la violence sans pour autant agresser la partenaire. C’est souvent la détermination de ce besoin qui pose problème chez de nombreux hommes qui pensent qu’il faut juste une pratique sexuelle violente pour satisfaire les femmes.

Abus sur mineurs

On parle surtout de viol lors des abus sexuels exercés sur des mineurs ou sur des personnes âgées. En effet, ces classes d’âge sont les moins susceptibles à l’incitation ou à l’appel au viol. Chez les personnes adultes, pour qu’une plainte soit reconnue comme viol, il faut avancer beaucoup d’arguments pour obtenir gain de cause. En effet, avec les modes actuelles (vêtements, stupéfiants, pratiques sexuelles,…) il est devenu difficile de juger un cas de viol. Pour cela, il faut prendre en considération plusieurs données telles que des informations familiales, sociales, médicales, ….Ce n’est qu’après études de ces éléments jugés essentiels que l’on puisse reconnaître un cas de viol.

Actuellement, il a été constaté que le nombre de viols connaît une réduction « grâce » à la prolifération de la prostitution. Etant donné que les prostituées sont disposées à exécuter toutes les demandes de leurs clients, il est logique que les acteurs du sexe fort se ruent plutôt vers les professionnels. De plus, les risques de se faire sanctionner pour viol sont minimes avec les professionnels. Et surtout, il n’existe que très peu de prostituées qui se plaignent de viol en effectuant son travail.

C’est d’ailleurs ce dernier point qui constitue une autre forme d’injustice. En effet, en administration, les sanctions sont lourdes lorsqu’une plainte est déclarée avoir eu lieu « dans l’exercice de ses fonctions ». C’est pourquoi, malgré les vices que referme le métier, les viols en prostitutions doivent être mieux considérés.

Prostitution, inséparable à l’univers de la mode

Métier de plus en plus cité par les enfants lorsqu’on leur demande le travail qu’ils veulent effectuer une fois grands, le mannequinat est un métier complexe qui cache de nombreuses facettes.

Regroupant la création, l’art, la beauté, la délicatesse, le style, l’élégance, la finesse, la célébrité, … l’univers de la mode se veut être féérique, magique et luxuriant, donc difficilement accessible. Tout ce luxe, cette vie de star, cet emploi de temps chargé, ces déplacements d’un pays à un autre et cette opportunité de rencontrer et fréquenter des hautes personnalités semblent manifester la volonté des jeunes à choisir ce métier dans leur avenir.

Si le mannequinat favorise la prostitution chez les jeunes mannequins c’est parce que le travail n’exige pas de niveau intellectuel. D’ailleurs, aucune école au monde ne peut se prétendre « destinée » à « éduquer » des jeunes pour devenir mannequins. Les conditions requises pour exercer ce métier sont une bonne mensuration et une taille répondant aux normes. Une fois ces conditions remplies, agents et agences se chargent de pousser les nouvelles recrues de façon à ce qu’elles aillent le plus loin possible dans le monde de la mode.

Le luxe du métier

Ce faible niveau intellectuel associé au luxe du métier et à la vie de star que mènent les mannequins font que ces derniers, sous la menace des stylistes de ne pas participer aux défilés, cèdent facilement aux tentations sexuelles. Les plus intelligents et bien éduqués d’entre eux se trouvent soumis à des propositions indécentes pour obtenir un marché ou un contrat. Ce cas est d’ailleurs très fréquent chez les mannequins les plus réputés du monde si nous ne citons que « Bella » ou « Adriana » selon les témoignages de Jazz Egger, un top modèle autrichien, victime d’harcèlement sexuel en exerçant son métier. C’est pourquoi, prostitution est souvent associée à mannequinat.

Ce type d’harcèlement ne concerne pas seulement les mannequins, il touche aussi les stylistes. Souvent, des pratiques sexuelles constituent les principaux enjeux pour l’obtention d’un contrat de défilé ou de vente des créations d’un styliste. Pour passer d’un simple styliste à celui de haut de gamme ou exclusif, les stylistes se livrent à des pratiques malsaines. Etant donné qu’il s’agit de leur métier ou gagne pain, les stylistes sont souvent amenés, malgré eux, à céder face aux tentations et/ou aux propositions souvent indécentes. De plus, comme le milieu est très fréquenté par des personnes riches et fortunées, des personnalités influentes et puissantes, ne pas céder aux avances et demandes ne fera que nuire la carrière des stylistes.

Apparemment, la prostitution sous toutes ses formes est déjà une pratique courante utilisée depuis longtemps dans le milieu de la mode que l’abolir n’est pas une mince affaire.