Proxénétisme : les types et les peines prévues par le Code pénal

Le proxénétisme avant tout un acte illégal favorisant et/ou faisant commerce de la prostitution d’autrui. Le Code pénal le punit très sévèrement depuis des années, mais la lutte contre la prostitution et le proxénétisme a même été renforcée par la loi du 13 avril 2016.

Proxénétisme : un délit ou un crime ?

Comme le proxénétisme est un acte illégal, toute personne qui le fait, appelée proxénète est punie par la loi. Effectivement, la loi punit l’acte de tirer des bénéfices de l’activité de prostitution d’autrui ou de favoriser des actes de prostitution. Dans la majorité des pays dans le monde, le proxénétisme est interdit et est passible de lourdes sanctions pénales. En France, le proxénétisme est vu comme une atteinte à la dignité de la personne et constitue donc un délit.

Sanctions pour proxénétisme : ce que dit le Code pénal

Le Code pénal mentionne que le proxénétisme est puni de sept ans d’emprisonnement avec une amende de 150 000 d’euros. En cas de proxénétisme aggravé, les sanctions peuvent être beaucoup plus lourdes et suivant les cas :

  • Si la victime est un mineur, s’il y a plusieurs victimes, si c’est une personne vulnérable, si l’auteur porte une arme ou autres (tous les cas possibles sont référés dans l’article 255-7, le proxénète peut être puni de 10 ans de prison (avec période de sûreté) et 1 500 000 euros d’amende.
  • Si la victime est un mineur de 15 ans (article 225-7-1), le proxénète peut s’attendre à 15 ans de réclusion criminelle et 3 000 000 euros d’amende.
  • Si le proxénétisme défini à l’article 255-7 est commis en bande organisée (article 225-8), la peine encourue est de 20 ans de réclusion criminelle et 3 000 000 euros d’amende.
  • Si le proxénétisme est commis en recourant à des actes de torture ou de barbarie (article 225-9), la peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité et 4 500 000 euros d’amende.

Ce que dit la loi du 13 avril 2016

Le 13 avril 2016, le Parlement a voté une nouvelle loi sur la prostitution visant à renforcer la lutte contre la prostitution. Son objectif est de mettre fin à la prostitution en pénalisant le client. Le délinquant n’est donc plus la prostituée, mais plutôt le client, une inversion de la situation. Elle renforce également les moyens de poursuites contre les grands réseaux de proxénétisme. Par ailleurs, elle interdit les annonces ainsi les propositions douteuses diffusées sur certains sites internet même si dans la pratique, cette mesure est difficilement applicable.

La France comme tout le reste du monde se bat pour lutter contre ce fléau, mais malgré tous les efforts, certains réseaux arrivent encore à commettre cet acte illégal.

Harcèlement sexuel dans la vie privée

Dans la vie quotidienne, le harcèlement sexuel atteint encore un grand nombre d’individus. Pour mieux vous protéger face à ce genre de situation, il est important de découvrir les sanctions, les délais de prescription ainsi que les démarches à suivre en cas de harcèlement.

Dans quelle situation peut-on parler de harcèlement sexuel ?

On parle de harcèlement pour tout acte à connotation sexuelle ressentie comme non désiré par la victime. On le voit généralement dans le comportement d’un homme qui cherche à s’imposer dans la vie sexuelle et intime d’une femme et ce bien évidemment contre son gré. Un homme agit le plus souvent de la sorte :

  • Suite à un refus de relation.
  • Suite à une séparation.
  • En pensant que le harcèlement est une forme virile de séduction.

Sanctions et délai de prescription

Celui qui commet un harcèlement sexuel est considéré comme l’auteur d’un délit. Il peut donc encourir 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende. Les sanctions peuvent aller jusqu’à 3 ans 45 000 euros d’amende dans des situations aggravantes, soit :

  • L’auteur abuse de l’autorité conférée par ses fonctions.
  • La victime est considérée comme particulièrement vulnérable comme une femme enceinte, une personne malade ou autre.

En cas de harcèlement, l’auteur des faits doit verser des dommages-intérêts à sa victime. Quant au délai de prescription, la victime dispose de 6 ans suivant le dernier acte de harcèlement sexuel (geste, message, autre) pour porter plainte.

Comment vous défendre ?

Pour vous défendre, vous disposez de nombreux moyens :

  • Sortir du silence : si vous subissez du harcèlement, vous pouvez très bien avertir votre entourage ou parler à des personnes de confiance. Ce geste vous permettra d’améliorer votre protection et obtenir ainsi d’éventuels témoignages. Pour avoir le soutien nécessaire, vous pouvez également parler à des professionnels.
  • Faites en sorte que le harceleur sache que d’autres personnes sont au courant de ses actes.
  • Garder des preuves : noter tous les faits avec date, heure, type d’agression, lieu et autres dans la mesure du possible afin de constituer vos éléments de preuve. N’hésitez surtout pas à prendre en photo les traces de violences physiques ou faites-les constater par un médecin. Pour les messages, courriels, vous pouvez les enregistrer et les garder.
  • Éviter tout contact en mettant votre numéro de téléphone sur liste confidentielle.
  • Refuser de rencontrer votre harceleur dans un lieu privé.
  • Renvoyer à l’expéditeur tout cadeau importun.

Pour saisir la justice, agissez selon la nature du harcèlement.

  • Pour un harcèlement au téléphone, déposez une plainte pénale pour utilisation abusive d’une installation de télécommunication ou faites surveiller votre ligne afin d’identifier la provenance des appels (opérateur).
  • Pour un harcèlement portant atteinte à votre santé, déposer une plainte pénale avec le constat médical.
  • En cas de violence, menace ou harcèlement, demander au juge civil d’interdire à l’auteur de vous contacter ou de vous approcher.

La prostitution exercée dans le cadre légal

L’une des pires violations de droit de l’homme et qui marqueront à jamais l’histoire de l’humanité se produit actuellement. Partout dans le monde, de l’Europe de l’Est à l’Asie du Sud-Est, en passant par les États-Unis, des personnes sont kidnappées et emmenées dans des contrées lointaines, parfois sur un autre continent, pour être vendues en tant qu’esclaves. La forme la plus répandue d’esclavage humain moderne est le travail sexuel forcé, souvent appelé trafic sexuel ou esclavage sexuel. Dans de nombreux pays, toutes les formes de travail du sexe sont illégales, qu’elles soient sous forme d’esclavage ou volontaires.

Le marché de la prostitution volontaire et du trafic sexuel sont clairement liés à bien des égards

Qu’elle soit légale ou illégale, l’esclavage sexuel affecte beaucoup le marché du trafic sexuel. Si la prostitution est légalisée, il est certain que cela aura un effet sur le trafic et l’exploitation sexuelle. Après avoir examiné les aspects économiques du trafic des êtres humains et de la prostitution volontaire, ainsi que des études de cas empiriques et réelles, nous constatons que dans la plupart des cas, la légalisation de la prostitution atténue ce trafic indécent. Cependant, il est possible qu’avec une structure légale et réglementaire appropriée mise en place, nous puissions voir les choses plus claires.

Les arguments en faveur de la légalisation pour instaurer un cadre légal au travail sexuel

Pourquoi voudrait-on légaliser la prostitution? Quels sont les avantages de légaliser une chose jugée trop immorale et dégradante? Le premier argument principal en faveur de la légalisation de la prostitution est basé sur la théorie éthique libertaire :

  • La prostitution, lorsqu’elle est pratiquée dans un cadre volontaire, est une activité sans victime. Tant que les deux parties consentent à l’interaction, acheter et vendre du sexe n’est pas différent de l’achat ou de la vente de tout autre bien ou service. En échange volontaire, les deux parties en bénéficient. L’économiste Walter Block (1976) défend le travail de la prostituée; tant que cela est volontaire, la prostituée devrait avoir le droit de gagner sa vie comme tout autre travailleur.
  • Le deuxième argument de la légalisation repose sur des considérations économiques. Comme toute autre interdiction gouvernementale, la criminalisation de la prostitution entraîne de nombreux effets économiques secondaires non voulus. Sur le marché noir, le bien ou le service (travail du sexe) est plus dangereux que dans un cadre juridique, car ni les travailleurs ni les clients ne peuvent se protéger légalement de la violence ou de l’abus sexuel.

 

 

Le risque tangible de la prostitution illégale

Par exemple, si la prostitution est illégale, une travailleuse du sexe ne peut pas aller à la police si une cliente refuse de payer après les services sexuels, ou pires, commet des actes de violence à son encontre pendant l’acte. L’industrie du sexe illicite doit alors recourir à un système de proxénétisme pour « protéger » les femmes contre la violence. La prostitution légalisée peut protéger les travailleurs du sexe en interdisant ce type d’exploitation à des tiers coercitifs et en permettant l’apparition de tiers mutuellement bénéfiques, tels que les gérants et les propriétaires de maisons de passe.

Des dispositifs légaux de protection des prostituées et travailleuses de sexe

La loi sur la prostitution varie d’un pays à l’autre et entre les juridictions d’un même pays. Dans certains pays, la prostitution ou le commerce du sexe sont légaux à certains endroits et considérés comme une profession, tandis qu’à l’autre extrême, il s’agit d’un crime passible de la peine de mort surtout dans les pays conservateurs de dogme religieux et culturel. Dans de nombreuses juridictions où la prostitution est légale, elle est réglementée. Lorsque l’échange de sexe contre de l’argent est considéré comme une infraction pénale, celle-ci fait  l’objet de poursuites. La prostitution a été condamnée en tant que forme unique d’atteinte aux droits humains et d’atteinte à la dignité et à la valeur des êtres humains. D’autres écoles de pensée affirment que le travail du sexe est une occupation légitime ; par lequel une personne échange des actes sexuels contre de l’argent et/ou des biens. Cependant, beaucoup des travailleuses du sexe continuent de faire face à la criminalisation, à la violence, à la discrimination et à d’autres formes de violations des droits humains qui augmentent leur risque de contracter le VIH.

La loi sur la prostitution en France

En France, la prostitution n’est pas interdite si elle ne porte pas atteinte à l’ordre public. Cependant une interdiction facto est prononcée avec les dispositions sur le racolage avec la loi sur la sécurité intérieure de 2003. Cependant, le proxénétisme est complètement et durement réprimé. La prostitution des mineures sur tout le territoire français est interdite. Si vous êtes client des prostituées mineures, vous serez puni de 3 ans de prison avec une amende de 45 000 €. Si le mineur a moins de 15 ans, vous risquez 7 ans de prison avec 100 000 €. Même chose pour le tourisme sexuel qui exploite des enfants qui sont passibles des poursuites judiciaires en France. Les violences de toutes les formes attribuées aux travailleuses sexuelles et prostituées sont sanctionnées par un emprisonnement et une amende.

La loi autorise la création des organisations de travailleuses du sexe pour mieux défendre leur droit

Des études ont montré que les travailleuses du sexe sont soumises à des niveaux élevés de violence. En Haïti, par exemple, 36,6% des travailleuses du sexe signalent des violences physiques et 27,1% des violences sexuelles. Cependant, les organisations de travailleuses du sexe mènent des efforts pour faire progresser leurs droits humains et leur accès aux services de lutte contre le VIH dans de nombreux pays.

Une collaboration étroite avec les organes de protection des droits sexuels

Dans beaucoup de pays, des organisations dirigées par des travailleuses du sexe ont collaboré étroitement avec des institutions qui préconisent la mise en place d’un environnement propice à la protection des travailleurs du sexe et à l’accès à leurs services. Plusieurs dispositifs ont été mis en place :

  • Le programme national qui a procédé à une sensibilisation à l’information à propos des infections sexuellement transmissibles et à la prévention du VIH, aux services parajuridiques et aux services de santé.
  • Les services d’autonomisation communautaires visant à réduire la violence, la stigmatisation et la discrimination comprenaient une formation de sensibilisation et un service d’assistance téléphonique pour les travailleurs du sexe.

Dans certains pays, des organisations de travailleuses du sexe travaillent avec la police et la communauté pour réduire la violence à leur égard et établir des services de santé et des services sociaux pour elles-mêmes et leur famille.

Prostitution masculine : une pratique dans l’ombre qui existe bel et bien

Ce n’est pas un sujet qui capte beaucoup l’attention. Ou bien il fait partie des sujets encore tabou ? En tout cas, la prostitution masculine existe même si elle n’est pas trop mise en évidente. Tout comme la prostitution féminine, celle-ci est interdite par la loi, car classé en tant que service sexuel.

La clientèle des prostitués masculins

Femmes, hommes, transsexuels… cela dépend généralement de l’homme prostitué. Certains n’acceptent que les femmes. Ils sont souvent des hétérosexuels qui veulent se faire de l’argent facilement pour joindre les deux bouts ou simplement pour des envies à assouvir. D’autres ont une clientèle masculine. Ce sont des prostitués homosexuels qui n’acceptent pas les services d’une femme.

Il y a aussi ceux qui n’ont pas de filtres quant à la nature sexuelle de leur client. Comme chez les femmes, les hommes qui pratiquent ce métier n’ont ni classe d’âge ni classe sociale définie. Il n’est pas dans l’habitude de parler de cette pratique. Lorsqu’on parle de prostitution, on pense souvent qu’il n’y a que des femmes. Certains hommes font du gigolo, mais il existe aussi des hommes qui se prostituent dans le sens propre du terme.

Une pratique très rentable surtout pour les jeunes

Pour les hommes dont la clientèle est essentiellement des femmes, la prostitution est de l’argent facile et très rentable. Ce sont les jeunes qui profitent le plus de cette opportunité. Leurs clientes sont surtout des femmes mûres dans la cinquantaine qui cherchent la compagnie coquine de jeunes hommes. Ces femmes payent bien, car elles sont souvent des mères de famille et mariées.

Des documentaires montrent que ces jeunes prostitués ont en moyenne moins de 25 ans, sont en couple et mènent une double vie. Ils se prostituent ou plutôt, ils sont des gigolos par choix pour subvenir aux besoins quotidiens et aussi pour être au top de la tendance pour les coquets. Pour ceux dont les clients sont des hommes et des transsexuels, le tarif reste vague, mais beaucoup pensent que c’est plus cher que la prostitution féminine.

Et la loi, qu’en dit-elle ?

La prostitution chez les hommes est à peu près la même que chez les femmes. Il y a les escort boy, les escort gay et les gigolos qui sont dans la catégorie des hauts de gamme. Leur tarif peut aller jusqu’à 500€ la soirée. Le proxénétisme est puni par la loi que ce soit pour le travailleur ou pour celle qui en tire profit. L’exhibition sexuelle vaut un an d’emprisonnement avec une amende si celle-ci est pratiquée à la vue d’autrui. La loi a interdit le racolage même si celui-ci est passif, mais a été abrogé depuis quelque temps et donné place à la poursuite des clients. L’achat d’acte sexuel est interdit pas le code pénal.

Le trafic sexuel

Que l’on parle de trafic d’êtres humains, de traite de personnes, d’exode sexuel, de proxénétisme ou de trafic sexuel, ces termes renvoient tous à une même fin, une fin sexuelle. Un véritable réseau de prostitution, de trafic de stupéfiants ou de trafic de personnes, les pays du monde entier sont tous menacés par ce fléau.

Ayant rapport avec l’esclavage et la traite des personnes, le trafic sexuel est une branche du proxénétisme, lequel est aussi un élément clé de la prostitution. Pour mieux expliquer le phénomène de « trafic sexuel », nous allons emprunter le terme « esclavage sexuel ». Comme nous le savons, on entend par esclavage la soumission à des régimes dictateurs ou tyranniques où les personnes, considérées comme « esclaves », sont dépourvues de liberté et de droit en tant qu’être humain. En esclavage sexuel, le régime reste le même sauf que les esclaves sont livrés à des fins sexuelles ou à des exploitations sexuelles. Rendu plus vulgaire, plus professionnel et plus généralisé, le trafic sexuel est la principale activité des proxénètes.

L’utilisation des nouvelles technologies

En relation directe et étroite avec l’utilisation des nouvelles technologies de communication, le trafic ou l’esclavage sexuel sont de plus en plus prospères. En effet, Internet constitue un moyen de recrutement discret et facile et propose une large gamme de marchés relatifs au sexe. Il a été d’ailleurs prouvé que par Internet, une fille gagne en moyenne 280 000 $ par an. De plus en plus de jeunes sont attirées par ce métier qui permet de gagner beaucoup d’argent en travaillant peu. D’autant plus, il est visible sur la toile que le nombre et la qualité des clients ne cessent pas d’augmenter ni de s’améliorer. C’est la visibilité de cette augmentation de l’offre et de la demande sur internet qui favorise le trafic sexuel et donc la prostitution.

L’immigration est aussi un facteur majeur et incontournable au trafic d’esclavage. Ceci résulte des troubles politiques, économiques et sociales qui règnent dans les pays d’origine des réfugiés. Pour sortir de cette situation d’instabilité et de violences atroces, ces personnes, malgré eux, se livrent à des pratiques illégales et malsaines.

Étant donné que les facteurs favorables à ce trafic sexuel sont d’ordre économique, politique et social, les actions à entreprendre doivent être donc du même ordre. Par conséquent, ces actions, en plus d’être multiples et diversifiés doivent avoir des impacts directs ou indirects, à court, à moyen ou à long terme comme la désintoxication, suivie d’une assistance après cure avec proposition de travail ou d’activité où les risques de rechute n’ont plus lieu.

Mes droits concernant la sexualité

Les droits qui régissent la sexualité proviennent des droits de l’homme et rappelons que la majorité des pays du monde les ait signés.

Le droit à l’autodétermination sexuelle et à l’égalité de traitement

Le droit à l’autodétermination regroupe nombreux points :

  • Vous pouvez vivre librement votre sexualité
  • Vous pouvez choisir librement votre partenaire
  • Personne ne peut vous obliger à des actes sexuels, car tout acte doit être librement consenti et ce quel que soit votre âge
  • Personne ne peut vous discriminer voire vous agresser pour votre orientation sexuelle

Le droit au refus du mariage et au mariage

Si on vous propose de vous marier et que vous ne le souhaitez pas, vous êtes totalement libre de le refuser, car à vous seul de décider si vous voulez vous engager dans le mariage, quand et avec qui vous le souhaitez. Marié(e) ne désirant plus l’être, vous pouvez également demander le divorce.

Le droit à l’information sur les méthodes contraceptives et leur utilisation

Personne ne peut vous forcer à avoir des descendants et si vous en désirez, vous et votre partenaire seuls pouvez en décider du nombre d’enfants que vous souhaitez. Aujourd’hui, les moyens de contraception sont nombreux et vous avez le droit de connaître toutes les informations nécessaires les concernant (cours d’éducation sexuelle à l’école, centre de consultation, médecin …) avec leur utilisation. Quant à son utilisation, personne ne peut vous forcer à les utiliser à moins d’en décider ensemble avec votre partenaire.

Le droit à la protection contre les violences sexuelles

Contacts corporels, attouchements, rapports sexuels, si la personne n’a pas votre consentement c’est qu’il s’agit d’une violence sexuelle. Comme vous êtes le/la seul(e) à disposer de votre corps, vous êtes libre de choisir ou non de faire des actes sexuels. Si vous êtes face à de telle ou telle violences, parlez-en à une personne de confiance. Si vous estimez par contre que parler de cette situation avec vos connaissances vous gêne, tournez vers un centre de consultation.

En cas de grossesse non désirée, jeunes filles ou femmes, l’Allemagne autorise l’interruption d’une grossesse au cours des douze premières semaines de grossesse, mais des règlements juridiques sont tout de même à respecter. Soulignons tout de même que toujours dans le cadre des droits de la sexualité, vous êtes libre d’interrompre ou non une grossesse non désirée.

Si on parle des droits concernant la sexualité, le droit à la liberté est toujours évoqué, car vous êtes avant tout un être humain libre et que vous pouvez faire les choix que vous jugez bons pour vous, pour votre santé physique et morale. Tout acte qui développe des peurs chez vous et qui vous empêche de jouir totalement de votre liberté et de votre autonomie sera donc considéré comme une barrière à vos droits.

Le Conseil constitutionnel saisit la loi d’avril 2016

Lundi dernier, des travailleurs du sexe et des associations ont obtenu la saisine du Conseil constitutionnel. Une question se pose d’ailleurs si la loi d’avril 2016 qui pénalise les clients de prostituées est contraire ou non au droit à la vie privée et à la liberté d’entreprendre ?

La réponse du Conseil d’État est attendue

Neuf associations rassemblant des Médecins du Monde, le Syndicat du travail sexuel et cinq travailleurs du sexe a déposé une question prioritaire de Constitutionnalité au Conseil d’État et il se trouve que ce dernier a accepté de transmettre cette requête aux Sages. L’avocat des requérants, Patrice Spinosi a souligné auprès de l’AFP que le fait que le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur la constitutionnalité de la loi de 2016 se voit comme une vraie victoire.

Une contravention pour l’achat d’actes sexuels

Effectivement, rappelons que cette loi remet en question l’achat d’actes sexuels et sanctionne l’action par une amende de 1.500 euros et en cas de récidive, la contravention peut même aller jusqu’à 3.750 euros. Il se peut également que la sanction s’accompagne d’une peine complémentaire qui se voit comme un stage de sensibilisation aux conditions de la prostitution.

Que pensent les requérants ?

De leur côté, ils estiment que le recours à la prostitution semble être réprimé par cette loi, car même entre adultes consentants, l’achat d’actes sexuels est puni par cette loi. Elle sous-estime également :

  • les droits constitutionnels à l’autonomie personnelle et à la liberté sexuelle
  • le droit au respect de la vie privée
  • la liberté contractuelle,
  • la liberté d’entreprendre

le principe de nécessité et de proportionnalité des peines.

Me Spinosi et son avis sur la situation actuelle

Le 5 novembre dernier, lors de l’audience devant le Conseil d’État, Me Spinosi ne s’est pas retenu de dire que la situation actuelle a un « caractère schizophrénique », car les clients sont pénalisés alors que les travailleurs du sexe exercent leur fonction dans la légalité, et ce en payant même des impôts. Certes, la pénalisation des clients tari l’activité des travailleurs du sexe et cela représente une atteinte à la liberté d’entreprendre, heureusement que le Conseil d’État a jugé que la question soulevée par les requérants est à caractère sérieux et que le fait de saisir le Conseil constitutionnel est tout à fait considérable.

Cette considération est déjà « un premier pas vers la censure de la loi » pour les requérants, mais toutefois le Mouvement du Nid estime que la pénalisation est indispensable pour réduire la violence. Attendons de voir la décision du Conseil constitutionnel, car il devra trancher sur cette affaire d’ici trois mois. Quoi qu’il en soit, le plus important est de respecter le droit à la liberté d’entreprendre tout en se conformant à la loi.

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Prostitution d’Escort en territoire helvète

En Suisse, les Escort sont nombreuses et ne sont pas inquiétées par la loi. Ce pays où la libéralisation est le maître mot à depuis plus d’un siècle, est le seul pays d’Europe qui autorise les adolescentes de 16 ans à se prostituer. Mais qu’en est-il de la règlementation de la profession d’Escort en Suisse ?

Principe

On appelle profession d’Escort l’activité de prostitution qui s’exerce en déplacement, à la demande du client, de façon directe ou en passant par l’intermédiaire d’une agence d’Escort. On considère comme agence d’Escort une entreprise ou une personne qui, moyennant paiement, organise des entrevues entre des Escort et des clients potentiels, dans le but de conclure une « affaire ». Toute personne travaillant dans une agence d’Escort (exploitant) doit préalablement se déclarer par voie écrite aux Autorités compétentes, tout en précisant les identités et les nombres de prostituées qui passent par son agence. Cette liste doit être mise à jour dès qu’un changement de personnel s’effectue au sein de l’agence.

Les conditions personnelles nécessaires pour la personne responsable

La personne responsable d’une agence d’Escort doit obligatoirement satisfaire certaines conditions. Avant tout, il faut qu’elle soit de nationalité suisse, à défaut de quoi elle devra être en possession de l’autorisation requise pour pouvoir exercer une activité indépendante en Suisse. Cette personne doit également avoir l’exercice de ses droits civils, et être un modèle d’honneur et de solvabilité en ce qui concerne le secteur d’activité qu’elle a choisi. Un préavis favorable de la part du département de l’aménagement, du logement et de l’énergie attestant la conformité des locaux utilisés doit être possédé par ladite personne.

Obligations de la personne responsable

Naturellement, il existe certaines obligations que la personne responsable de l’agence doit respecter. Elle doit, entre autres, tenir un dossier relatant plusieurs informations sur l’agence et les Escort qui passent par l’intermédiaire de cette agence. Ces informations portent sur les prestations fournies ; les montants ; les dates d’arrivée et de départ des Escort ; le type d’autorisation de séjour et/ou de travail ; etc. La personne responsable doit également s’assurer que son agence et ses Escort n’enfreignent pas la loi sur la prostitution en Suisse. Il est primordial pour les Escort de respecter la pudeur publique ; sa tranquillité et sa santé ; ainsi que la sécurité publique. Il parait donc nécessaire et pertinent pour le gérant de bien connaitre ses droits et ses obligations en faisant contrôler ceci par un avocat Suisse spécialisé.

La prostitution et la profession d’Escort sont légales et règlementées en Suisse. Mais ce n’est pas toujours le cas en Europe.

Prostitution, violence envers les femmes

Victimes ou travailleuses, les prostituées sont toujours exposées à des violences. Elles se manifestent dès qu’on oblige une femme à se prostituer jusqu’aux pratiques sexuelles le plus violentes. Dans tous les cas, la violence est très ressentie dans ce métier. Certes, cette violence peut concerner les hommes qui se prostituent, toutefois, les exceptions confirment les règles.

Pour la prostituée qui travaille pour le compte d’une personne, le métier est une obligation. Ces personnes sont souvent victimes de menaces, de violences verbales et/ou physiques dès leur embauche. En effet, les proxénètes prennent des jeunes filles en otage avant de les envoyer sur le marché. Même à leur paiement, elles subissent des maltraitances infligées par leurs employeurs.

En plus d’être soumises à des employeurs irrespectueux, les prostituées sont aussi obligées de subir la brutalité, le déchainement et la furie des clients. En effet, en tant que professionnelles, les prostituées ne peuvent pas prétendre avoir des clients qui veuillent les ménager, tant par la parole que par les gestes et par l’acte sexuel. C’est pourquoi la violence subie par les prostituées qui ne travaillent pas pour leur propre compte est amplifiée.

Le regard de la société

La violence engendrée par le jugement de la société est aussi une forme de maltraitance à laquelle les prostituées sont soumises. Le regard de la société est sans doute la goutte d’eau qui fait sombrer ces femmes dans la perdition totale de la vie de débauche. Actuellement, avec la révolution de la prostitution, le métier est vulgarisé, en étant présent partout, sous diverses formes. Peut-être est-ce soulageant pour ces travailleurs de sexe. En effet, elles peuvent cacher leur véritable métier pour obtenir ainsi le respect de la société. Dès fois, leurs vies ont tellement changé du pire au meilleur qu’elles aient obtenu une certaine fierté, et ce malgré le regard de la société. Bref, c’est peut-être le seul bon point de la professionnalisation du métier : les femmes parviennent à supporter le jugement de la société.

La violence que subissent les prostituées n’est pas seulement morale, physique et sexuelle, mais aussi médicale. La santé des travailleurs de sexe est mise en jeu par toute sorte de stupéfiants qu’elles prennent. Étant un métier difficile à exercer, les prostituées ont besoin d’alcool, de drogue… pour les stimuler. En plus, la brutalité ou l’animosité des clients lors des actes sexuels font que des organes majeurs en soient affectés. C’est d’ailleurs le cas des déchirures vaginales, des différentes maladies touchant l’appareil ou les organes reproducteurs. Des ex-prostituées se plaignent souvent de stérilité.

Bref, « la prostitution est la forme ultime de violence envers les femmes ».