Mes droits concernant la sexualité

Les droits qui régissent la sexualité proviennent des droits de l’homme et rappelons que la majorité des pays du monde les ait signés.

Le droit à l’autodétermination sexuelle et à l’égalité de traitement

Le droit à l’autodétermination regroupe nombreux points :

  • Vous pouvez vivre librement votre sexualité
  • Vous pouvez choisir librement votre partenaire
  • Personne ne peut vous obliger à des actes sexuels, car tout acte doit être librement consenti et ce quel que soit votre âge
  • Personne ne peut vous discriminer voire vous agresser pour votre orientation sexuelle

Le droit au refus du mariage et au mariage

Si on vous propose de vous marier et que vous ne le souhaitez pas, vous êtes totalement libre de le refuser, car à vous seul de décider si vous voulez vous engager dans le mariage, quand et avec qui vous le souhaitez. Marié(e) ne désirant plus l’être, vous pouvez également demander le divorce.

Le droit à l’information sur les méthodes contraceptives et leur utilisation

Personne ne peut vous forcer à avoir des descendants et si vous en désirez, vous et votre partenaire seuls pouvez en décider du nombre d’enfants que vous souhaitez. Aujourd’hui, les moyens de contraception sont nombreux et vous avez le droit de connaître toutes les informations nécessaires les concernant (cours d’éducation sexuelle à l’école, centre de consultation, médecin …) avec leur utilisation. Quant à son utilisation, personne ne peut vous forcer à les utiliser à moins d’en décider ensemble avec votre partenaire.

Le droit à la protection contre les violences sexuelles

Contacts corporels, attouchements, rapports sexuels, si la personne n’a pas votre consentement c’est qu’il s’agit d’une violence sexuelle. Comme vous êtes le/la seul(e) à disposer de votre corps, vous êtes libre de choisir ou non de faire des actes sexuels. Si vous êtes face à de telle ou telle violences, parlez-en à une personne de confiance. Si vous estimez par contre que parler de cette situation avec vos connaissances vous gêne, tournez vers un centre de consultation.

En cas de grossesse non désirée, jeunes filles ou femmes, l’Allemagne autorise l’interruption d’une grossesse au cours des douze premières semaines de grossesse, mais des règlements juridiques sont tout de même à respecter. Soulignons tout de même que toujours dans le cadre des droits de la sexualité, vous êtes libre d’interrompre ou non une grossesse non désirée.

Si on parle des droits concernant la sexualité, le droit à la liberté est toujours évoqué, car vous êtes avant tout un être humain libre et que vous pouvez faire les choix que vous jugez bons pour vous, pour votre santé physique et morale. Tout acte qui développe des peurs chez vous et qui vous empêche de jouir totalement de votre liberté et de votre autonomie sera donc considéré comme une barrière à vos droits.

Le Conseil constitutionnel saisit la loi d’avril 2016

Lundi dernier, des travailleurs du sexe et des associations ont obtenu la saisine du Conseil constitutionnel. Une question se pose d’ailleurs si la loi d’avril 2016 qui pénalise les clients de prostituées est contraire ou non au droit à la vie privée et à la liberté d’entreprendre ?

La réponse du Conseil d’État est attendue

Neuf associations rassemblant des Médecins du Monde, le Syndicat du travail sexuel et cinq travailleurs du sexe a déposé une question prioritaire de Constitutionnalité au Conseil d’État et il se trouve que ce dernier a accepté de transmettre cette requête aux Sages. L’avocat des requérants, Patrice Spinosi a souligné auprès de l’AFP que le fait que le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur la constitutionnalité de la loi de 2016 se voit comme une vraie victoire.

Une contravention pour l’achat d’actes sexuels

Effectivement, rappelons que cette loi remet en question l’achat d’actes sexuels et sanctionne l’action par une amende de 1.500 euros et en cas de récidive, la contravention peut même aller jusqu’à 3.750 euros. Il se peut également que la sanction s’accompagne d’une peine complémentaire qui se voit comme un stage de sensibilisation aux conditions de la prostitution.

Que pensent les requérants ?

De leur côté, ils estiment que le recours à la prostitution semble être réprimé par cette loi, car même entre adultes consentants, l’achat d’actes sexuels est puni par cette loi. Elle sous-estime également :

  • les droits constitutionnels à l’autonomie personnelle et à la liberté sexuelle
  • le droit au respect de la vie privée
  • la liberté contractuelle,
  • la liberté d’entreprendre

le principe de nécessité et de proportionnalité des peines.

Me Spinosi et son avis sur la situation actuelle

Le 5 novembre dernier, lors de l’audience devant le Conseil d’État, Me Spinosi ne s’est pas retenu de dire que la situation actuelle a un « caractère schizophrénique », car les clients sont pénalisés alors que les travailleurs du sexe exercent leur fonction dans la légalité, et ce en payant même des impôts. Certes, la pénalisation des clients tari l’activité des travailleurs du sexe et cela représente une atteinte à la liberté d’entreprendre, heureusement que le Conseil d’État a jugé que la question soulevée par les requérants est à caractère sérieux et que le fait de saisir le Conseil constitutionnel est tout à fait considérable.

Cette considération est déjà « un premier pas vers la censure de la loi » pour les requérants, mais toutefois le Mouvement du Nid estime que la pénalisation est indispensable pour réduire la violence. Attendons de voir la décision du Conseil constitutionnel, car il devra trancher sur cette affaire d’ici trois mois. Quoi qu’il en soit, le plus important est de respecter le droit à la liberté d’entreprendre tout en se conformant à la loi.

Publié dans Loi

Prostitution d’Escort en territoire helvète

En Suisse, les Escort sont nombreuses et ne sont pas inquiétées par la loi. Ce pays où la libéralisation est le maître mot à depuis plus d’un siècle, est le seul pays d’Europe qui autorise les adolescentes de 16 ans à se prostituer. Mais qu’en est-il de la règlementation de la profession d’Escort en Suisse ?

Principe

On appelle profession d’Escort l’activité de prostitution qui s’exerce en déplacement, à la demande du client, de façon directe ou en passant par l’intermédiaire d’une agence d’Escort. On considère comme agence d’Escort une entreprise ou une personne qui, moyennant paiement, organise des entrevues entre des Escort et des clients potentiels, dans le but de conclure une « affaire ». Toute personne travaillant dans une agence d’Escort (exploitant) doit préalablement se déclarer par voie écrite aux Autorités compétentes, tout en précisant les identités et les nombres de prostituées qui passent par son agence. Cette liste doit être mise à jour dès qu’un changement de personnel s’effectue au sein de l’agence.

Les conditions personnelles nécessaires pour la personne responsable

La personne responsable d’une agence d’Escort doit obligatoirement satisfaire certaines conditions. Avant tout, il faut qu’elle soit de nationalité suisse, à défaut de quoi elle devra être en possession de l’autorisation requise pour pouvoir exercer une activité indépendante en Suisse. Cette personne doit également avoir l’exercice de ses droits civils, et être un modèle d’honneur et de solvabilité en ce qui concerne le secteur d’activité qu’elle a choisi. Un préavis favorable de la part du département de l’aménagement, du logement et de l’énergie attestant la conformité des locaux utilisés doit être possédé par ladite personne.

Obligations de la personne responsable

Naturellement, il existe certaines obligations que la personne responsable de l’agence doit respecter. Elle doit, entre autres, tenir un dossier relatant plusieurs informations sur l’agence et les Escort qui passent par l’intermédiaire de cette agence. Ces informations portent sur les prestations fournies ; les montants ; les dates d’arrivée et de départ des Escort ; le type d’autorisation de séjour et/ou de travail ; etc. La personne responsable doit également s’assurer que son agence et ses Escort n’enfreignent pas la loi sur la prostitution en Suisse. Il est primordial pour les Escort de respecter la pudeur publique ; sa tranquillité et sa santé ; ainsi que la sécurité publique. Il parait donc nécessaire et pertinent pour le gérant de bien connaitre ses droits et ses obligations en faisant contrôler ceci par un avocat Suisse spécialisé.

La prostitution et la profession d’Escort sont légales et règlementées en Suisse. Mais ce n’est pas toujours le cas en Europe.

Prostitution, violence envers les femmes

Victimes ou travailleuses, les prostituées sont toujours exposées à des violences. Elles se manifestent dès qu’on oblige une femme à se prostituer jusqu’aux pratiques sexuelles le plus violentes. Dans tous les cas, la violence est très ressentie dans ce métier. Certes, cette violence peut concerner les hommes qui se prostituent, toutefois, les exceptions confirment les règles.

Pour la prostituée qui travaille pour le compte d’une personne, le métier est une obligation. Ces personnes sont souvent victimes de menaces, de violences verbales et/ou physiques dès leur embauche. En effet, les proxénètes prennent des jeunes filles en otage avant de les envoyer sur le marché. Même à leur paiement, elles subissent des maltraitances infligées par leurs employeurs.

En plus d’être soumises à des employeurs irrespectueux, les prostituées sont aussi obligées de subir la brutalité, le déchainement et la furie des clients. En effet, en tant que professionnelles, les prostituées ne peuvent pas prétendre avoir des clients qui veuillent les ménager, tant par la parole que par les gestes et par l’acte sexuel. C’est pourquoi la violence subie par les prostituées qui ne travaillent pas pour leur propre compte est amplifiée.

Le regard de la société

La violence engendrée par le jugement de la société est aussi une forme de maltraitance à laquelle les prostituées sont soumises. Le regard de la société est sans doute la goutte d’eau qui fait sombrer ces femmes dans la perdition totale de la vie de débauche. Actuellement, avec la révolution de la prostitution, le métier est vulgarisé, en étant présent partout, sous diverses formes. Peut-être est-ce soulageant pour ces travailleurs de sexe. En effet, elles peuvent cacher leur véritable métier pour obtenir ainsi le respect de la société. Dès fois, leurs vies ont tellement changé du pire au meilleur qu’elles aient obtenu une certaine fierté, et ce malgré le regard de la société. Bref, c’est peut-être le seul bon point de la professionnalisation du métier : les femmes parviennent à supporter le jugement de la société.

La violence que subissent les prostituées n’est pas seulement morale, physique et sexuelle, mais aussi médicale. La santé des travailleurs de sexe est mise en jeu par toute sorte de stupéfiants qu’elles prennent. Étant un métier difficile à exercer, les prostituées ont besoin d’alcool, de drogue… pour les stimuler. En plus, la brutalité ou l’animosité des clients lors des actes sexuels font que des organes majeurs en soient affectés. C’est d’ailleurs le cas des déchirures vaginales, des différentes maladies touchant l’appareil ou les organes reproducteurs. Des ex-prostituées se plaignent souvent de stérilité.

Bref, « la prostitution est la forme ultime de violence envers les femmes ».

La prostitution, un véritable métier

Si métier signifie une activité légale permettant à un ou plusieurs individus de subvenir à leur besoin par le fait de toucher une rémunération en échange d’un travail bien déterminé qu’il ou ils fournissent. Pouvons-nous dire autant de la prostitution ? Devons nous la catégoriser comme une activité commerciale, sociale, médicale ou sportive ? En tout cas, de nos jours, la prostitution constitue un véritable réseau.

Forcée ou consentante, une prostituée est actuellement une travailleuse à part entière. Qu’elle exerce cette activité pour son propre compte, pour le compte d’une personne ou pour le compte de la boîte qu’elle représente, une prostituée peut travailler de jour comme de nuit, à mi-temps ou à plein temps, de façon occasionnelle ou contractuelle. Elle perçoit sa paie après chaque prestation, tous les jours, à chaque fin de semaine ou à chaque fin de mois moyennant des primes de quantité, de qualité ou de fidélité et assiduités. Pour accomplir son travail, une prostituée reçoit des avantages (habits, coiffure, maquillage, drogue…), des indemnités (déplacements, communication…) ou même des frais de représentation en fonction de la demande.

L’avènement des maisons clauses a fait de la prostitution un véritable métier. En effet, dans ces maisons clauses, les clients vont et viennent pour se relaxer et se détendre (par des massages, des spas, des remises en forme…) mais à des fins sexuelles. Des investisseurs s’engagent à fournir à des personnes, très susceptibles de se prostituer, un local, de l’immobilier (comptoir, lits, placards, canapés…) les équipements destinés aux activités officielles, les fournitures et matériels nécessaires pour les fins sexuelles.

L’univers de la mode et de l’internet est aussi des facteurs majeurs dans l’évolution de la prostitution. Ce cas concerne souvent les jeunes qui n’ont pas encore les moyens financiers pour suivre la mode. Aussi, pour avoir les vêtements, les chaussures, les sacs, les bijoux… de leur rêve, elles se lancent dans le moyen le plus facile de gagner de l’argent. Le cas du Bizi à Abidjan le confirme. Des jeunes filles de 16 à 25 ans se regroupent et forment un groupe. Le plus inquiétant dans cette situation est le fait que ces filles ne reculent devant rien pour des pratiques sexuelles folles. Les VIP sont leurs principaux clients et pour cela elles doivent s’habiller et paraître comme telles.

Avec ces activités, les prostituées peuvent partir de chez eux le matin comme tout le monde et rentrer le soir après avoir travaillé. Le plus, peut-être, pour ces filles est celui d’exercer « un travail plaisant où elles sont toujours complimentées et chouchoutées ».

Réduction des viols par la prostitution

Si le viol a longtemps existé et persiste, c’est parce que les besoins sexuels des gens deviennent de plus en plus violents et de plus en plus malsains.

Les hommes accusent les femmes d’êtres les éléments provocateurs du viol. Ils entendent dire par là que les femmes, par leur manière de s’habiller et/ou de parler, lancent un appel au viol. Ils s’excusent en accusant les femmes d’être les sources aux actes de viol. Si pour eux, le terme viol signifie relation sexuelle que l’on impose à une personne sans avoir obtenu son consentement, on ne peut certainement pas parler de viol si l’incitation revient à la personne sur laquelle on abuse.

Quant aux femmes, elles se déclarent toujours comme victimes dans une situation de viol. Toutefois, il a été prouvé que les femmes sont difficiles à satisfaire et qu’elles cherchent par tous les moyens des partenaires susceptibles d’assouvir leurs besoins. Pour qu’une femme puisse atteindre l’orgasme, il faut que le rapport sexuel soit plus poussé vers la violence sans pour autant agresser la partenaire. C’est souvent la détermination de ce besoin qui pose problème chez de nombreux hommes qui pensent qu’il faut juste une pratique sexuelle violente pour satisfaire les femmes.

Abus sur mineurs

On parle surtout de viol lors des abus sexuels exercés sur des mineurs ou sur des personnes âgées. En effet, ces classes d’âge sont les moins susceptibles à l’incitation ou à l’appel au viol. Chez les personnes adultes, pour qu’une plainte soit reconnue comme viol, il faut avancer beaucoup d’arguments pour obtenir gain de cause. En effet, avec les modes actuelles (vêtements, stupéfiants, pratiques sexuelles,…) il est devenu difficile de juger un cas de viol. Pour cela, il faut prendre en considération plusieurs données telles que des informations familiales, sociales, médicales, ….Ce n’est qu’après études de ces éléments jugés essentiels que l’on puisse reconnaître un cas de viol.

Actuellement, il a été constaté que le nombre de viols connaît une réduction « grâce » à la prolifération de la prostitution. Etant donné que les prostituées sont disposées à exécuter toutes les demandes de leurs clients, il est logique que les acteurs du sexe fort se ruent plutôt vers les professionnels. De plus, les risques de se faire sanctionner pour viol sont minimes avec les professionnels. Et surtout, il n’existe que très peu de prostituées qui se plaignent de viol en effectuant son travail.

C’est d’ailleurs ce dernier point qui constitue une autre forme d’injustice. En effet, en administration, les sanctions sont lourdes lorsqu’une plainte est déclarée avoir eu lieu « dans l’exercice de ses fonctions ». C’est pourquoi, malgré les vices que referme le métier, les viols en prostitutions doivent être mieux considérés.

Prostitution, inséparable à l’univers de la mode

Métier de plus en plus cité par les enfants lorsqu’on leur demande le travail qu’ils veulent effectuer une fois grands, le mannequinat est un métier complexe qui cache de nombreuses facettes.

Regroupant la création, l’art, la beauté, la délicatesse, le style, l’élégance, la finesse, la célébrité, … l’univers de la mode se veut être féérique, magique et luxuriant, donc difficilement accessible. Tout ce luxe, cette vie de star, cet emploi de temps chargé, ces déplacements d’un pays à un autre et cette opportunité de rencontrer et fréquenter des hautes personnalités semblent manifester la volonté des jeunes à choisir ce métier dans leur avenir.

Si le mannequinat favorise la prostitution chez les jeunes mannequins c’est parce que le travail n’exige pas de niveau intellectuel. D’ailleurs, aucune école au monde ne peut se prétendre « destinée » à « éduquer » des jeunes pour devenir mannequins. Les conditions requises pour exercer ce métier sont une bonne mensuration et une taille répondant aux normes. Une fois ces conditions remplies, agents et agences se chargent de pousser les nouvelles recrues de façon à ce qu’elles aillent le plus loin possible dans le monde de la mode.

Le luxe du métier

Ce faible niveau intellectuel associé au luxe du métier et à la vie de star que mènent les mannequins font que ces derniers, sous la menace des stylistes de ne pas participer aux défilés, cèdent facilement aux tentations sexuelles. Les plus intelligents et bien éduqués d’entre eux se trouvent soumis à des propositions indécentes pour obtenir un marché ou un contrat. Ce cas est d’ailleurs très fréquent chez les mannequins les plus réputés du monde si nous ne citons que « Bella » ou « Adriana » selon les témoignages de Jazz Egger, un top modèle autrichien, victime d’harcèlement sexuel en exerçant son métier. C’est pourquoi, prostitution est souvent associée à mannequinat.

Ce type d’harcèlement ne concerne pas seulement les mannequins, il touche aussi les stylistes. Souvent, des pratiques sexuelles constituent les principaux enjeux pour l’obtention d’un contrat de défilé ou de vente des créations d’un styliste. Pour passer d’un simple styliste à celui de haut de gamme ou exclusif, les stylistes se livrent à des pratiques malsaines. Etant donné qu’il s’agit de leur métier ou gagne pain, les stylistes sont souvent amenés, malgré eux, à céder face aux tentations et/ou aux propositions souvent indécentes. De plus, comme le milieu est très fréquenté par des personnes riches et fortunées, des personnalités influentes et puissantes, ne pas céder aux avances et demandes ne fera que nuire la carrière des stylistes.

Apparemment, la prostitution sous toutes ses formes est déjà une pratique courante utilisée depuis longtemps dans le milieu de la mode que l’abolir n’est pas une mince affaire.

L’achat d’acte sexuel sanctionné par la loi

La France, par un vote parlementaire, a fait un autre grand pas pour faire reculer la prostitution voire même pour son abolition. Le dernier a eu lieu il y a 70 ans avec la loi pour fermer les maisons closes et ainsi mettre à mal cette pratique vieille comme le monde. Ce pays compterait approximativement 30 000 à 40 000 travailleurs du sexe. Par contre, cette dernière loi ne les concerne pas exclusivement, elle se tourne plus précisément vers la demande, c’est-à-dire les clients qui ont recours aux services des prostituées.

Si auparavant la prostitution était considérée comme un fléau, aujourd’hui, les prostituées sont considérées comme des victimes. La loi a changé de camps et se met de leur côté, espérant que cet acte va faire régresser le secteur.

Les clients

Cette nouvelle loi qui vient d’être votée vise plutôt les clients et non les prostituées. Deux ans de débats houleux ont abouti sur l’adoption de mesures aussi inattendues que radicales. Une amende de 1 500 euros, allant jusqu’à 3 750 euros pour les récidivistes, sanctionnera l’achat d’acte sexuel. Cette mesure est qualifiée d’inacceptable pour la majorité des sénateurs, car à leurs yeux, elle qualifierait les clients parmi les délinquants. Nombreux sont les sceptiques vis-à-vis de cette nouvelle loi. Elle ne va en aucun cas réduire le taux de prostitution déjà annoncé. Selon le syndicat des policiers, qui est réticent quant à l’application des mesures prises, cette loi n’aura aucun impact pour la lutte contre les réseaux de proxénétisme. L’association Médecins du Monde a déjà plaidé contre l’adoption de cette loi, en avançant auprès des parlementaires qu’elle ne servira pas à réduire la prostitution, mais au contraire, cette loi ne fera qu’exposer les travailleurs du sexe à plus de risques. Les prostituées seront obligées de se cacher pour protéger les clients.

Les personnes prostituées

Cette nouvelle loi penche en faveur des prostituées. Elle les classe dans la catégorie des victimes, contrairement à la loi de sécurité intérieure du 18 mars 2003. La prostitution n’est plus catégorisée dans la rubrique des délinquances, les personnes qui la pratiquent pourront témoigner sans être coupables d’infractions. Cette nouvelle mesure, par contre, a ravi les associations d’aides travaillant pour les prostituées et le Défenseur de Droit, en réitérant que l’ancienne loi n’a fait que dégrader les conditions d’exercice et de santé des prostituées. Le racolage passif n’étant plus un délit, la prostitution n’en sera que plus florissante.

Aides et accompagnement

Les victimes de la prostitution bénéficieront d’une assistance et de protection prévue par la nouvelle loi. Un fond annuel de 4,8 millions d’euros servira à mettre en place un procédé pour accompagner les prostituées voulant sortir du parcours. Elles bénéficieront aussi d’un accompagnement social et professionnel.

Les prostituées étrangères

Les prostituées étrangères pourront obtenir des séjours d’au moins six mois si elles consentent à s’engager dans le processus de sortie de la prostitution.

Nouvelle instance

Elle se chargera de la coordination et de l’organisation des actions qui seront entreprises pour les victimes de la traite des êtres humains, du proxénétisme et de la prostitution.

La prostitution dans les cités

Si la cité a toujours été considérée comme un lieu où vivent les gens civilisés, les personnes correctes ainsi que les individus cultivés et éduqués. Aujourd’hui, en plus des délinquants, elle est envahie par des mineures qui se prostituent.

Nouvelle forme de prostitution des cités, le trafic des mineures est un phénomène de plus en plus commun dans toutes les cités du monde, surtout en France. Ce trafic est moins professionnel que celui de l’Europe de l’Est où il est entrepris par des géants du proxénétisme. Toutefois, il emploie des personnes qui ont chacune des missions bien définies telles que les recruteurs qui repèrent les jeunes cibles pour l’exploitation, les démarcheurs qui sont en relation avec les clients et qui organisent les « rendez-vous » et les chauffeurs ou guetteurs qui surveillent les jeunes prostituées ainsi que les clients.

La dépravation sexuelle

Les principales raisons qui poussent les jeunes à cette dépravation sexuelle sont, avant tout, d’ordre familial. En effet, beaucoup de mineures victimes de violences et/ou maltraitances dans leur milieu familial se fuguent et se trouvent livrés aux réalités et aux besoins de l’indépendance. Bon nombre d’entre eux n’ont nulle part où aller, n’ont rien à manger et sont ainsi obligés de subvenir à leurs besoins. Ces jeunes délinquants sont les principales cibles pour appartenir à ce petit réseau de malfaiteurs. La majorité des garçons travailleront comme démarcheurs ou chauffeurs tandis que les filles serviront de marchandises.

Parmi ces fugueuses, d’autres finissent par atterrir chez leurs « copains », lesquels, justement, n’ont pas été acceptés par leurs familles pour mauvaises influences. Se trouvant ainsi en désaccord avec leurs proches, les jeunes filles partent de chez elles pour vivre avec leurs amoureux. Pour que ces derniers leur permettent de rester chez eux, ces jeunes filles doivent se plier aux volontés de leurs « chéris » même si ces derniers les prostituent.

Les photos et les images publiées à travers les réseaux sociaux constituent aussi un appel à la consommation d’objets de valeur qui coûtent cher. Souvent, ces photos affichent des personnes habillées aux dernières tendances. Or, les vêtements de dernier cri sont luxueux et coûteux. De ce fait, pour avoir les moyens de s’en procurer, les jeunes n’ont pas trente-six solutions. Livrées ainsi à la prostitution, ces jeunes se trouvent dans l’emprise de la mode.

Cette prostitution des mineures n’aurait pas lieu et ne prendrait pas d’ampleur si les clients n’étaient pas aussi exigeants et n’étaient pas de plus en plus nombreux que vicieux. En effet, s’il n’y a point de demande, l’offre finira par ne plus exister.

L’exode sexuel

Un mot, une expression ou une phrase peuvent renfermer des significations différentes et nombreuses. Ces connotations renvoient souvent à des domaines très divers.

Lorsque nous parlons d’exode, le mot nous renvoie à un mouvement de masse d’un point à un autre. Depuis l’Exode en temps de Moïse, ce terme désigne le départ, de tout un peuple, d’Égypte vers la terre promise. Cet exode ne signifie pas seulement déplacement, mais aussi toute une histoire que ce peuple a vécue durant le trajet ou la traversée. De cet exode sont née divers termes indiquant chacun un évènement spécifique si ne parlons que des exodes ruraux et urbains qui désignent des mouvements démographiques de la population.

Le terme « exode sexuel » peut signifier une orientation à la sexualité. C’est comme si on passe de l’enfance à l’adolescence et ainsi de suite. Donc, le terme connote un changement de stade. En effet, il peut arriver que d’us et coutume, les enfants doivent être initiés à la vie sexuelle. On leur apprend ainsi à pratiquer le sexe. On rencontre ce cas dans certains pays africains. Cette situation tend même à des pratiques sexuelles incestueuses lorsque ce sont les parents qui apprennent des pratiques sexuelles à leurs enfants.

L’exode rural

Exode rural peut aussi connoter orientation sexuelle. En effet, il peut invoquer un changement de sexualité. Actuellement, nous parlons beaucoup d’interventions chirurgicales permettant de changer le sexe. Toutefois, le but est même : changement d’orientation sexuelle. En effet, le phénomène est très visible chez les homosexuels qui ne cessent de s’agrandir de jour en jour. Ainsi, on peut aussi qualifier ce changement d’orientation sexuelle d’« exode » puisqu’il concerne un grand nombre d’individus.

Comme bon nombre de pays se trouvent actuellement dans des situations très instables, les gens fuient leur pays d’origine pour aller vers un autre, plus calme et serein. On parle d’exode sexuel lors d’une traversée de réfugiés d’un pays à un autre. Parmi les réfugiés, les femmes et les enfants s’exposent à de multiples dangers si nous ne citons que l’exploitation et/ou le harcèlement sexuel. Pour pouvoir passer d’une frontière à une autre, les gardes des frontières peuvent demander qu’en échange du passage, il y ait des rançons sous forme d’actes sexuels.

De nos jours, ce phénomène fait de nombreuses victimes, aussi, il est temps que les autorités relatives prennent des mesures de façon à abolir cette pratique profiteuse envers les réfugiés. Ou bien est-ce une manière pour apprendre aux immigrants clandestins ou réfugiés de guerre que « la vie est un trafic, et on ne saurait y faire grands profits sans s’exposer à perdre beaucoup » ?